Heureux qui peut croire

Chants : ARC 96 ; 628 ; 629 ; 607

Lectures : AT : 2Rois 5, (1-8)9-15(16-18)19a

Épître : Rom. 1, (1415)1617 Évangile : Mt 8, 5-13

PR : Jn. 4, 4654 lu plus tard

Jésus a fêté la Pâque à Jérusalem, puis traîné un peu par-ci et par-là, avant de quitter la Judée. Il a discuté avec la femme au puits, et maintenant il est de retour en Galilée. Écoutons le récit de Jean 4, 46-54.

Cana n’est pas loin de Nazareth. Pour descendre à Capharnaüm, il faut prévoir la journée. Si l’officier romain prie Jésus de faire ce chemin, ce n’est donc fort probablement pas pour obtenir un spectacle particulier. Au contraire, c’est par amour pour son fils, et souci de sa vie. L’évangéliste nous dit bien que le fils est mourant. Et pourtant, Jésus semble refuser la demande, comme si c’était une blague ou comme si on lui avait demandé de faire voler un bout de bois ou de faire disparaître une verrue sur la main. « Si vous ne voyez pas de miracles et de signes, vous ne croyez donc rien. » Lire la suite

Et la lumière est là !

Chants : ARC 72 ; 542 ; 316 ; 606

Lectures : AT : És. 42, 1-4(5-9)

Épître : Rom. 12, 1-3(4-8) Évangile : Mt 3, 13-17

PR : Mt. 4, 12-17

Le baptême de Jésus a eu lieu, au bord du Jourdain près de Jérusalem. Puis, Jésus a été amené dans le désert pour se confronter aux tentations diaboliques. Et voilà qu’il en est revenu. Et qu’il apprend que Jean a été arrêté.

Jésus retourne alors en Galilée. C’est certainement plus prudent : loin de Jérusalem, loin de la police d’Hérode. Matthieu nous avait raconté que pour la même raison, Joseph avait choisi Nazareth comme résidence au retour de l’exile égyptien.

Mais Jésus ne s’installe pas à Nazareth. Au contraire, il quitte la montagne et s’installe à Capharnaüm, au bord de la mer de Galilée, comme on appelle le lac de Génésareth. Lire la suite

Témoin non oculaire

Chants : ARC 367 ; 380 ; 552 ; 593

Lectures : AT : És. 60, 1-6  Épître : Eph. 3, 2-6 Évangile : Mt 2, 112

PR : Jn. 1, 1418

Un peu moins de deux semaines après Noël, le calendrier liturgique marque une grande fête qui passe souvent aux oubliettes, alors que le calendrier classique la valorisait plus que Noël : l’Épiphanie, la Fête de l’apparition du Seigneur. C’est le 6 janvier. Les dimanches suivants sont comptés « après l’Épiphanie », pas « après Noël ». Et le calendrier classique ne connaît pas de « dimanche ordinaire »…

Pour ce jour de l’Épiphanie, nous est proposé pour la prédication la fin de l’ouverture de l’Évangile selon Jean. L’Évangéliste a parlé de « la lumière », il a introduit Jean qui n’est pas la lumière mais qui la désigne, et il revient au terme de « la parole ». C’est comparable à un opéra baroque ; l’ouverture a été jouée par l’orchestre, et devant le rideau encore fermé s’est présenté un homme qui va nous donner l’introduction à la scène et à ce que nous allons voir et découvrir. C’est Jean le Baptiste. Mais bizarrement, alors que Jean y est déjà et s’apprête à prendre la parole, l’auteur lui-même monte sur scène et nous explique qui est Jean, et que Jean n’est pas le héros du spectacle. Lecture du texte. Lire la suite

Confiance

Chants : ARC 233 ; 644 ; 646 ; 622 ; 638

Lectures : AT : És. 30, 15-17

Épître : =pr. Évangile : Lc 12, 35-40

PR : Rom. 8, 31(b)-39

L’an 2016 sonne ses dernières heures. Une année mitigée pour beaucoup, année de catastrophe pour certains, et rares sont ceux qui n’y trouvent rien à redire. En plus des petites joies et des grands soucis de la vie quotidienne, en plus de nos amis qui perdent leurs facultés et leur autonomie, ou qui ont quitté ce monde pour de bon, en plus de tout cela les attentats nombreux, mais aussi l’impact des réactions des gouvernements, pèsent sur le bilan. Il n’y a pas 15 jours, c’était l’attentat sur le marché de Noël à Berlin. En même temps, des massacres peu remarqués en France, dans des églises coptes en Égypte. Des persécutions, des repressions. Jusque dans nos lieux de culte, ici en France. Jamais avant, on ne m’avait posé la question si j’avais peur de célébrer un culte.

Et même si les gouvernements et administrations policières de l’Europe entière se donnent beaucoup de peine pour qu’on ne le remarque pas, il faut bien constater que les moyens policiers de l’État de Droit ne permettent pas de nous protéger contre des forcenés isolés, cachés dans la foule, ressemblant à Monsieur Toutlemonde. Ce qui jadis était l’atout de la Résistance, est aujourd’hui l’arme puissante du terrorisme dit islamiste. Et nous sommes exposés, impuissants. Lire la suite

Un visiteur

Chants : ARC 33 ; 173 ; 255 ; 311

Lectures : AT : És. 52, 7-10 Epître : Phil. 4, 4-7

Evangile : =pr

Pr : Lc. 1, 26-33(34-37)38

Imaginez qu’on sonne à votre porte alors que vous n’attendez rien ni personne. Qui est-ce que ça peut bien être ? Un représentant d’aspirateurs, un colporteur d’abonnements de journal – quand j’étais enfant, il y avaient encore des vendeurs d’encyclopédies, mais aujourd’hui on n’en imprime plus. Les pompiers. Les éboueurs. Le facteur, pour le calendrier. Les témoins de Jéhovah.

Eux tous ont en commun : ils font du porte-à-porte. Ils vont de l’un à l’autre sans distinction, sans faire de différence entre les maisons ou les personnes. Si demain vous les croisez dans la rue il y a de fortes chances qu’ils ne vous reconnaissent pas. Lire la suite

Envoyé pour une vie nouvelle

Chants : ARC 208 ; 416, 1.3.4 ;  ; 427 ;
Lectures : AT : Gen. 12,1-4a
Épître : 1Cor. 1, 18-25 Évangile : =pr.
PR : Lc 5, 1-11

Quand un entrepreneur a besoin d’un ouvrier, il met une annonce dans le journal et se tourne vers l’ANPE. Un professeur de violon qui cherche des élèves, mettra une annonce dans le journal et des affiches dans les écoles.
Une Église en manque de pasteur envoie des lettres à tous les pasteurs susceptibles de changer de poste, pour leur dire, « voyez, nous avons besoin de vous », et aussi « nous vous offrons… » (un beau presbytère, le ski et la mer à portée de main, dix catéchètes et onze prédicateurs, et ce qu’on imagine qui pourrait intéresser un candidat). Ça s’appelle recrutement.
Jésus sait bien qu’il a besoin d’hommes qui l’entourent. Pour le connecter à la terre, peut-être. Pour continuer la proclamation du Royaume de Dieu quand Jésus ne sera plus là – sûrement. Alors, qu’est-ce qu’il fait ?
Il recrute, bien sûr. Mais à sa manière. Allons voir. Lire la suite

Dieu est mon soucy

Chants : ARC 155 ; 607 ; 523 ; 528 ;

Lectures : AT : Dtn 6, 4-9

Épître : 1Jn. 4, 16b-21 Évangile : =pr.

PR : Lc 16, 19-31

La parabole du riche et du pauvre Lazare. Combien de fois ne l’avons-nous pas entendue… et en ce qui me concerne, je l’ai toujours entendue comme un appel à la miséricorde et à la diaconie. Mais est-ce que c’est vraiment la pointe de cette parabole ?

Jésus nous parle d’un homme riche. Bien vêtu, soigné – et aux petits soins pour lui-même. Et d’un pauvre du nom de Lazare. Ce nom peut paraître cynique, car en hébreu c’est Éléazar : Dieu aide. Or, ce pauvre, il envie beaucoup les plats du riche, et personne ne vient soigner sa maladie si ce ne sont les chiens qui lui lèchent les ulcères. Les deux meurent, et l’un se voit porté « dans le sein d’Abraham ». L’autre en enfer. Pourquoi ?

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