Pas de preuves

Chants : ARC 201 ; 610 ; 618 ; 616, 1.4
Lectures : AT : Es. 5, 1-7
Épître : Rom. 5, 1-5 Évangile : Mc 12, 1-12
PR : Mt. 12, 38-42
Ils veulent voir des preuves. Prouve-nous que tu es vraiment envoyé de Dieu ! Ça se comprend. N’est-il pas préférable d’avoir des preuves, de ne pas aveuglément donner sa confiance au premier venu ? N’avez-vous jamais eu le désir d’en voir, des preuves du bien-fondé de notre foi ? Ne serait-ce que pour pouvoir dire, tu vois, avec tout le mal qui se passe, Dieu est quand même là !
La réponse de Jésus est sèche et consternante : Vous vous détournez de Dieu, et vous demandez une preuve irréfutable ? Vous pouvez attendre ! Mais pourquoi ne veut-il pas ainsi renforcer notre confiance ? Lire la suite

Justification

Aujourd’hui je ne vous lis pas de texte. C’est l’année des 500 ans de la Réformation, comme on dit, et je veux réfléchir avec vous de ce thème central : comment obtenir la grâce de Dieu ? Comment être justifié devant Dieu ?

C’est intéressant que les deux questions, dans notre système juridique actuel, sont presque contradictoires. Celui qui est justifié, donc rendu ou déclaré juste, sera libre de sortir du tribunal. L’autre, qui cherche à obtenir grâce, a été condamné. La grâce, nous l’avons entendu il y a quelques mois quand il s’agissait de Mme Sauvage, la grâce, c’est une libération non pas par la sentence du juge, mais malgré la condamnation.

Lire la suite

Confiance

Chants : ARC 233 ; 644 ; 646 ; 622 ; 638

Lectures : AT : És. 30, 15-17

Épître : =pr. Évangile : Lc 12, 35-40

PR : Rom. 8, 31(b)-39

L’an 2016 sonne ses dernières heures. Une année mitigée pour beaucoup, année de catastrophe pour certains, et rares sont ceux qui n’y trouvent rien à redire. En plus des petites joies et des grands soucis de la vie quotidienne, en plus de nos amis qui perdent leurs facultés et leur autonomie, ou qui ont quitté ce monde pour de bon, en plus de tout cela les attentats nombreux, mais aussi l’impact des réactions des gouvernements, pèsent sur le bilan. Il n’y a pas 15 jours, c’était l’attentat sur le marché de Noël à Berlin. En même temps, des massacres peu remarqués en France, dans des églises coptes en Égypte. Des persécutions, des repressions. Jusque dans nos lieux de culte, ici en France. Jamais avant, on ne m’avait posé la question si j’avais peur de célébrer un culte.

Et même si les gouvernements et administrations policières de l’Europe entière se donnent beaucoup de peine pour qu’on ne le remarque pas, il faut bien constater que les moyens policiers de l’État de Droit ne permettent pas de nous protéger contre des forcenés isolés, cachés dans la foule, ressemblant à Monsieur Toutlemonde. Ce qui jadis était l’atout de la Résistance, est aujourd’hui l’arme puissante du terrorisme dit islamiste. Et nous sommes exposés, impuissants. Lire la suite

Un visiteur

Chants : ARC 33 ; 173 ; 255 ; 311

Lectures : AT : És. 52, 7-10 Epître : Phil. 4, 4-7

Evangile : =pr

Pr : Lc. 1, 26-33(34-37)38

Imaginez qu’on sonne à votre porte alors que vous n’attendez rien ni personne. Qui est-ce que ça peut bien être ? Un représentant d’aspirateurs, un colporteur d’abonnements de journal – quand j’étais enfant, il y avaient encore des vendeurs d’encyclopédies, mais aujourd’hui on n’en imprime plus. Les pompiers. Les éboueurs. Le facteur, pour le calendrier. Les témoins de Jéhovah.

Eux tous ont en commun : ils font du porte-à-porte. Ils vont de l’un à l’autre sans distinction, sans faire de différence entre les maisons ou les personnes. Si demain vous les croisez dans la rue il y a de fortes chances qu’ils ne vous reconnaissent pas. Lire la suite

Dieu est né dans notre monde

Lectures : AT : (Mi. 5, 1-4a)
Épître : (Tit. 3, 4-7) Évangile : Lc 2, (1-14)15-20
PR : Gal. 4, 4-7

Vous savez pourquoi ce petit passage que nous venons d’entendre me fascine ? Parce que c’est peut-être le récit de Noël le plus ancien qui soit. Et si je m’aventure un peu plus loin, j’arrive même à dire que c’est peut-être le tout premier écrit d’Évangile. Lire la suite

Dieu tient ses promesses

Lectures : AT : Ex. 19, 1-6
Ep. Rom. 9, 1-8.14-16
Ev. Lc19,41-48
Lecture 2 Rois 25, 8-12

C’est la Une des journaux de ce jour en l’an 587 avant J.C. : « Jérusalem n’existe plus ! Après près de deux ans de siège, les Babyloniens ont ouvert une brèche dans la muraille. Le roi, s’étant enfui, a été arrêté près de Jéricho. (Je vous passe quelques détails particulièrement dégoûtants.) La ville brûle, le Temple construit par Salomon n’est plus qu’un tas de cendres. Des milliers de personnes ont été arrêtées avec toutes leurs familles pour être déportés vers Babylone. Seuls les cultivateurs resteront en Juda. »
L’état de Juda est anéanti. Ses nobles sont déportés, la famille royale a été massacrée, la capitale n’existe plus. Juda devient province babylonienne. C’est la catastrophe. Et les judéens ne savent que trop bien ce qui suivra ; ils ont vu ce qui est arrivé aux cousins certes peu aimés, au grand royaume d’Israël. Tombé sous le joug des Assyriens, Israël avait cessé d’exister, la noblesse avait été enlevée, des Assyriens occupent maintenant la terre – bien que leur Empire se soit effondré il y a quelque temps déjà, face aux Babyloniens. Juda connaîtra-t-elle le même sort ?
A ce moment de la réflexion, s’impose la question : qu’est-ce que ça nous intéresse, la disparition d’un petit pays presque oublié en Proche-Orient, de plus que 2594 ans nous séparent des faits ? Lire la suite