voyez l’agneau !

Ce dimanche j’étais invité à donner l’homélie à l’église catholique. Je n’ai donc pas indiqué de chants.
Lectures : AT : Es 49, 5-6
Épître : 1Cor. 1, 1-3 Évangile : =pr
PR : Jn 1, 29-34
L’Évangile de la plume de Jean est une pièce grandiose. Presque comparable à un opéra. Notre passage de ce matin se situe juste après l’ouverture – le prologue. Jean le Baptiste entre en scène, avec quelques représentants de l’autorité religieuse et politique qui le questionnent. Puis – et c’est notre passage – il voit Jésus passer. Pour nous spectateurs, Jésus est pour l’instant juste une ombre au fond de la scène. Le Baptiste – que j’appelle ainsi pour le distinguer de l’évangéliste – le Baptiste l’aperçoit donc et dit cette étonnante parole qui nous est devenu chant liturgique : « voici l’agneau de Dieu qui porte le péché du monde. » Et il nous fait part de sa rencontre avec Jésus.
Dans la dramaturgie de cet Évangile de Jean, le Baptiste est celui qui prépare la venue de Jésus, en tous les sens. Dès le moment que Jésus prend le devant de la scène, c’est à dire juste après notre passage, il perd des disciples au profit de Jésus, et s’efface. Nous le verrons encore une seule fois, juste après l’épisode de Nicodème, où il dit la fameuse parole « lui, il doit grandir, et moi, diminuer. » Et il disparaît une fois pour toutes. Lire la suite

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