Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu ?

Lectures : AT: És.5,1-7 Epître: Rom.5,1-5(6-11)
Evangile: Jn.3,14-21
Pr : Rom.5,1-5(6-11)
« Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » Vous avez peut-être vu ce film, au cinéma ou à la télé. Un film qui invite à rire de bon cœur parce que les filles de ces braves catholiques franco-français leur ramènent des gendres juif, musulman, chinois et – catholique mais noir.
Cependant, j’entends souvent cette question, et dans des circonstances absolument pas ridicules. Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ce qui m’arrive ? C’est alors un vrai cri du cœur, un cri dans lequel se mêlent la souffrance, l’incompréhension et la déception.
Aujourd’hui, ce même cri du cœur peut être motivé par la crise sanitaire que vit le monde, et son impact sur nos vies. Pourquoi cette maladie circule-t-elle, pourquoi m’empêche-t-elle de vivre ma vie comme avant, d’aller voir mes amis, mes enfants, mes petits-enfants, pourquoi faut-il interdire l’école aux enfants, pourquoi… Lire la suite

Souviens-toi

Chants : ARC 25, 1.2.4 ; 629, 1-3 ; 628, 1-4 ; 405, 3+4
Lectures : AT : Es. 5, 1-7
Épître : Rom. 5, 1-5(6-11) Évangile : Mc 12, 1-12
PR : Hébr. 11, 8-10

« Croire, c’est se souvenir », dit le philosophe juif Abraham Heschel. Se souvenir, c’est le thème de tout le chapitre 11 de cette lettre si unique dans son style qu’est l’épître aux Hébreux. Il rappelle aux lecteurs la foi des pères, en commençant par Abel.
De mes entretiens avec vous et bien d’autres croyants, je peux affirmer que pour les protestants aussi, croire est se souvenir. C’est se souvenir des premiers contacts avec la foi chrétienne, des premières personnes qui nous ont parlé du Christ, c’est se souvenir aussi de ce que nous avons vécu et comment nous avons vécu la présence de Dieu en notre vie. Ou peut-être aussi comment nous avons souffert son absence.
Ce souvenir est souvent lié aux pasteurs, ou aux monitrices d’École Biblique. J’entends souvent parler de tante M…. Et aussi, mais c’est une autre génération, de la mère de notre ami F. P.. Des jeunes d’aujourd’hui se souviendront peut-être de G. R. et N. K..
D’autres se souviennent du pasteur de leur confirmation, ou – souvent même – du pasteur de leur bénédiction de mariage. C’est ce qui me rend un peu envieux, pour ne pas dire jaloux, parce que j’ai l’impression que pour bien des couples la bénédiction liturgique du mariage n’a d’importance que pour la tradition, le pittoresque, et très peu pour la foi. Lire la suite