respecter les saisons de Dieu

Chants : ARC 228 ; 119, 1-3 ; 525 ; 426

Lectures : AT : És. 55,1012a

Épître : Hébr. 4, 12-13 Évangile : Lc 8, 48(9-15)

PR : Mc. 4, 2629

Voilà un texte pour les jardiniers parmi nous. Je n’en suis pas trop, ce qui me réussit le mieux ce sont les mûres sauvages – il suffit de ne rien faire et vous aurez une récolte abondante.

C’était ma première lecture du passage : au printemps du sèmes, en automne tu récoltes, et entre les deux tu ne peux rien faire pour soutenir la croissance, donc tu attends, tu te reposes, ou tu fais autre chose. Lire la suite

fidèle au poste

Chants : ARC 173 ; 316, 1+2 ; 316, 3+4 ; 640
Lectures : AT : És. 65, 17-25
Épître : =Apc. 21, 1-7 Évangile : Mt 25, 1-13
PR : Mc. 13, 31-37

Dans une chanson, Jacques Brel raconte l’histoire de Zangra. Officier d’un poste frontalier, il passe son temps à attendre l’ennemi et à être prêt pour le combat, et il n’a pas le temps pour l’amour parce qu’il rêve d’être un héros. Un jour, il est très vieux et la femme qu’il aimait a trouvé le bonheur avec un autre, Zangra est congédié. Je crois que dans le monde militaire, on dit « réformé ». Envoyé à la retraite, où il est très seul, et dit « je parle enfin d’amour, et elle de mes chevaux »… et… l’ennemi est là. « Je ne serai pas héros. »
Je ne pense pas que Jésus nous demande de choisir entre une vie héroïque et une vie érotique. Mais le vieux Zangra serait à la hauteur de notre passage : concentré sur ce qui lui est le plus important, sur la tâche qui lui est confiée et qu’il ne néglige pas, même si pendant toute une vie, pendant 30 ou 40 ans, l’ennemi ne vient pas.
Tous les soldats ne sont pas aussi vigilants ; quand j’étais jeune étudiant, dans une caserne pas loin de chez moi des gaillards ont piqué un char et ont fait un tour dans la nature avec ce véhicule. Et peu après, on a appris que la Marine de guerre avait failli perdre un navire par vol, le vigile, après consommation de beaucoup d’alcool, avait dormi… Lire la suite

Aie miséricorde – avec toi-même !

Chants : ARC 19, 3-4 ; 181 ; 608 ; 187, 1+3+4
Lectures : AT : Gen. 8, 15-22
Épître : 1Thess. 4, 1-8 Évangile : Mc 10, 2-9
PR : Mc. 2, 23-28

Les pharisiens n’ont pas bonne presse dans le monde chrétien. Même pas chez les protestants. C’est un peu dommage, parce que, d’une certaine façon, les pharisiens sont les protestants du temps de Jésus. Leur vie de foi n’est pas axée sur le culte liturgique du temple, mais sur l’étude de l’Écriture Sainte et l’observation de la volonté de Dieu dans tous les domaines de la vie. Bref, ce sont des gens qui prennent l’Écriture au sérieux, et aussi l’importance de la foi dans la vie de tous les jours : il ne suffit pas de dire « je crois » le dimanche, il faut le mettre en œuvre chaque jour de sa vie. Des gens tout à fait respectables donc.
Mais, comme je disais, ils ont mauvaise presse. Pourquoi ? Parce que dans les récits des Évangiles, les pharisiens nous sont souvent décrits comme des gens désagréables, légalistes, qui ont toujours raison et qui ferment les visières, les volets et les fenêtres pour que surtout la lumière du Christ ne puisse pas rentrer. Il faut dire que les évangélistes ont tendance à simplifier, ils disent « les pharisiens » comme si c’étaient tous les pharisiens du pays, alors que probablement il ne s’agit que de quelquesuns. Reconnaissons tout de même que Jean nous informe d’un certain nombre de pharisiens qui suivent Jésus ! Et des protestants imbus de leur science et de leur infaillibilité innée, ça existe – j’en ai déjà rencontré. A ma grande détresse, d’ailleurs, car tout comme ces pharisiens de notre passage, ils livrent un contre-témoignage. Lire la suite

croire ou ne pas croire ?

Chants : ARC 116, 1+4+5+7 ; 489 ; 495 ; 485
Lectures : AT : Es 40, 26-31
Epître : 1Pierre 1, 3-9  Évangile : Jn 20, 19-29
PR : Mc 16, 9-14

Marc a, en principe, fini son livre avec le passage que nous avons entendu la semaine dernière : les femmes trouvent le tombeau vide, prennent très grande peur et n’en parlent à personne.
Mais comme l’histoire n’y est pas finie, il reprend la plume pour au moins résumer brièvement ce qu’écrivent d’autres auteurs : Luc et Jean. Il fait allusion à la rencontre de Marie de Magdala dont nous avons entendu dimanche dernier, et aux disciples d’Emmaüs, et même à l’épisode avec Thomas. Il reste très bref et succinct, son sujet est la vie de Jésus, non pas ses gestes après la résurrection, mais un fil rouge se trouve quand même dans ces quelques versets. « Ils ont entendu la Parole du tombeau vide, mais ils n’ont pas cru. » Lire la suite

Accueillir un enfant

Chants : ARC 138  ; 616, 1.3.4  ; 428, 1.2.5  ; —
Lectures : AT : Jér. 11, 18-20
Epître : (Jac. 3,16-4,3) Évangile : =pr.

PR : Mc. 9, 30-37
Cette lecture nous en dit loin sur la nature humaine. Nous nous trouvons dans une maison à Kapharnaüm, une maison qui probablement appartient à Jésus. En chemin vers cette maison, passant par les déserts pour être sûr que personne ne les entende, Jésus a révélé à ses disciples que bientôt il serait livré aux mains de ceux qui lui veulent du mal, qu’il serait mis à mort, mais ressusciterait au bout de trois jours.
Maintenant, il leur demande de quoi ils ont discuté sur le chemin. Déjà nous savons qu’ils avaient fait comme de bons catéchumènes  : ils n’avaient rien compris de ce que Jésus disait, mais ils n’avaient pas osé demander. Mais maintenant, est-ce que au moins ils ont réfléchi entre eux, est-ce qu’ils ont discuté de ce que leur maître venait de leur dire, pour éventuellement arriver à mieux cerner son message  ? Loin de là  ! Ils n’osent pas l’avouer, tout comme ils n’avaient pas osé avouer leur ignorance, mais – comme de petits écoliers, ils s’étaient chamaillés pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. Le genre de compétition inutile comme les gamins cherchant à qui crache le plus loin, qui peut roter l’alphabet ou uriner ses initiales dans la neige. Une gaminerie parfaitement bien pour se distraire, pour ne pas réfléchir sur ce lourd message qui vient de leur être donné. Lire la suite