Témoin non oculaire

Chants : ARC 367 ; 380 ; 552 ; 593

Lectures : AT : És. 60, 1-6  Épître : Eph. 3, 2-6 Évangile : Mt 2, 112

PR : Jn. 1, 1418

Un peu moins de deux semaines après Noël, le calendrier liturgique marque une grande fête qui passe souvent aux oubliettes, alors que le calendrier classique la valorisait plus que Noël : l’Épiphanie, la Fête de l’apparition du Seigneur. C’est le 6 janvier. Les dimanches suivants sont comptés « après l’Épiphanie », pas « après Noël ». Et le calendrier classique ne connaît pas de « dimanche ordinaire »…

Pour ce jour de l’Épiphanie, nous est proposé pour la prédication la fin de l’ouverture de l’Évangile selon Jean. L’Évangéliste a parlé de « la lumière », il a introduit Jean qui n’est pas la lumière mais qui la désigne, et il revient au terme de « la parole ». C’est comparable à un opéra baroque ; l’ouverture a été jouée par l’orchestre, et devant le rideau encore fermé s’est présenté un homme qui va nous donner l’introduction à la scène et à ce que nous allons voir et découvrir. C’est Jean le Baptiste. Mais bizarrement, alors que Jean y est déjà et s’apprête à prendre la parole, l’auteur lui-même monte sur scène et nous explique qui est Jean, et que Jean n’est pas le héros du spectacle. Lecture du texte. Lire la suite

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Une lumière pour les peuples

Chants : ARC 100 ; 367 ; 318 ; 186
Lectures : AT : =pr.
Epître : Eph. 3, 2-3a.5.6 Évangile : Mt 2, 1-12
PR : Es. 60, 1-5

Lumière, ténèbres… ces mots nous reviennent souvent ces dernières semaines. À une époque qui s’est habituée à tourner un interrupteur pour avoir de la lumière, et où le ciel nocturne est tellement pollué de lumières diverses que les animaux en perdent l’orientation, que les astronomes ne peuvent plus voir les étoiles mais que les aviateurs n’ont pas besoin de GPS pour s’orienter, à une époque tellement éclairée nous avons peut-être du mal à comprendre l’importance de la lumière.
Les ténèbres, c’est bien un symbole pour sûr beaucoup plus que l’absence de lumière. Pensez un instant à toutes ces expressions qui parlent de lumière : une situation n’est pas claire, une histoire est sombre, même un regard peut être terne et sombre. Et il peut s’éclairer, comme on tire une histoire au clair, comme on élucide une énigme, comme on arrive à voir des jours plus lumineux. Le poète Bert Brecht termine sa chanson « La complainte de Mackie », dans l’opéra de quat’sous, par les vers : « Car les uns sont aux ténèbres, et les autres en lumière, et on ne voit que ceux en lumière, ceux aux ténèbres on ne les voit pas. » Lire la suite

Mystery

Chants : ARC 100  ; 367  ; 374  ;
Lectures : AT : Es. 60, 1-6
Epître : Eph. 3, 2-3a.5-6 Évangile : Mt 2, 1-12
PR : Col 1, 24-27

Mystery. C’est devenu un genre de série télévisée, très apprécié par beaucoup de spectateurs. Mystery. Un format qui promet du suspense, de la tension, des émotions. Souvent, dans ces séries, il y a une personne qui voit ou sait des choses que les autres ignorent. Des choses qui ne sont pas de ce monde, mais au moins à la télé, c’est réel, d’une façon qui peut nous faire peur. Pas trop quand même, ce n’est que de la fiction sur le petit écran, nous le savons bien, mais parfois assez pour nous empêcher de nous endormir.
Les mages venus d’Orient n’étaient pas des fans de Mystery. C’étaient des hommes très instruits, des scientifiques de renommée. Quand ils avaient vu la nouvelle étoile, qui probablement était la conjonction de plusieurs étoiles de sorte qu’on les voyait comme une seule, quand ils avaient vu cela, ils savaient ce qu’elle signifiait  : en Judée, un nouveau roi est né.
Or, il y a deux choses de nos temps qu’ils n’avaient pas  : ils n’avaient pas les papiers en couleurs vives qui racontent à qui veut le lire les détails intimes de la vie des maisons couronnées, et ils n’avaient pas d’avion ni d’autre moyen de transport rapide. Ils avaient des chameaux, ou des ânes. Dieu sait… Lire la suite