Écoute, Israël…

Chants : ARC 151 ; 607 ; 761 ; 523 ;
Lectures : AT : =pr.
Épître : 1Jn. 4, 16b-21 Évangile : Lc 16, 19-31
PR : Dtn. 6, 4-9

Ma grand-mère avait un beau meuble de salon avec des portes vitrées. Mais on ne voyait pas la belle vaisselle dans le meuble, parce que les vitres étaient entièrement couvertes de photos. C’est là que j’ai fait la connaissance de mon arrière-grand-mère, chère à l’enfance de ma mère, et de mon arrière-grand-père mort en 1920 quand ma grand-mère n’avait que 7 ans.
Souvent lors de visites chez les personnes âgées, je vois un mur de cuisine ou de salon couvert de photos des enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants. Parfois aussi les photos en noir et blanc, légèrement jaunis ou déjà faits en couleur sépia, des parents et grands-parents.
Et chez nous, comme dans beaucoup de famillles probablement, les petits aimants sur le frigo retiennent la liste des courses, le rendez-vous de médecin à ne pas oublier, le numéro de téléphone à rappeler dans la soirée… de petits rappels partout.
Et les petits papiers jaunes qui se collent si facilement partout… nous avons tendance à les dénigrer, en les appelant « pense-bête », ou en allemand « pont à l’âne ». Mais c’est injuste. Parce que ces petits objets nous aident à renforcer notre mémoire, à nous souvenir de ce qui est important. Ce n’est point signe de faiblesse, mais au contraire de la volonté de structurer notre souvenir. Et en affichant aux endroits stratégiques ce que nous voulons garder en mémoire, nous créons notre mémoire. Lire la suite