Accueillir un enfant

Chants : ARC 138  ; 616, 1.3.4  ; 428, 1.2.5  ; —
Lectures : AT : Jér. 11, 18-20
Epître : (Jac. 3,16-4,3) Évangile : =pr.

PR : Mc. 9, 30-37
Cette lecture nous en dit loin sur la nature humaine. Nous nous trouvons dans une maison à Kapharnaüm, une maison qui probablement appartient à Jésus. En chemin vers cette maison, passant par les déserts pour être sûr que personne ne les entende, Jésus a révélé à ses disciples que bientôt il serait livré aux mains de ceux qui lui veulent du mal, qu’il serait mis à mort, mais ressusciterait au bout de trois jours.
Maintenant, il leur demande de quoi ils ont discuté sur le chemin. Déjà nous savons qu’ils avaient fait comme de bons catéchumènes  : ils n’avaient rien compris de ce que Jésus disait, mais ils n’avaient pas osé demander. Mais maintenant, est-ce que au moins ils ont réfléchi entre eux, est-ce qu’ils ont discuté de ce que leur maître venait de leur dire, pour éventuellement arriver à mieux cerner son message  ? Loin de là  ! Ils n’osent pas l’avouer, tout comme ils n’avaient pas osé avouer leur ignorance, mais – comme de petits écoliers, ils s’étaient chamaillés pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. Le genre de compétition inutile comme les gamins cherchant à qui crache le plus loin, qui peut roter l’alphabet ou uriner ses initiales dans la neige. Une gaminerie parfaitement bien pour se distraire, pour ne pas réfléchir sur ce lourd message qui vient de leur être donné. Lire la suite

Salarié ?

Chants : —-  ; —  ; —  ;
Lectures : AT : Job 7, 1-4.6-7
Epître : = PR Évangile : Mc 1, 29-39
PR : 1Cor 9, 16-19.22-23

« Annoncer l’Évangile est une nécessité qui s’impose à moi, malheur à moi si je ne le fais pas  ! »
Par ces mots, Paul décrit tout son ministère apostolique, depuis la conversion aux portes de Damas jusqu’à son voyage vers Rome et la mort certaine. J’annonce l’Évangile parce que je ne peux faire autrement.
Et Paul ajoute ce qui pourrait causer des soucis aux pasteurs autant qu’aux curés  : « je ne veux pas de salaire pour le service que je rends en annonçant l’Évangile ! » Or, le droit français est clément avec nous, ni les curés ni les pasteurs ne sont considérés comme salariés. Mais nous n’avons pas besoin de gagner notre vie par un métier productif à côté de notre ministère – alors que des pasteurs évangéliques ont un métier salarié et une activité pastorale pleinement bénévole. Et plus encore que nous ici en « Vieille France », nos collègues en Alsace et Moselle entendent parfois comme ce pasteur à vocation tardive, le jour de son ordination, quand sa tante lui disait  : « Etz häschs g’schafft, Pierri, etz bisch fonctionnaire ! » Maintenant tu y es arrivé, tu es fonctionnaire. Mais, dites-moi, est-ce là une motivation valable d’aspirer au ministère de pasteur ou de prêtre  ? Est-ce qu’on devient ministre de l’Église pour l’argent, pour une bonne situation  ? Lire la suite